Artefact


Théâtre: créations pour la Cie Artefact
artefact est membre du R.A.N, Réseau Arts Numériques de structures de recherche artistique, scientifique et industrielle, de production, de diffusion et de formation, œuvrant dans les domaines de la création numérique au niveau national et international.

2010-2013 Alaska :

Interrogeant notre actualité, Alaska forever dissèque les mécanismes du pouvoir et leurs dérives écologiques à partir d’un dispositif scénique qui explore les potentialités narratives des dernières technologies numériques.

A l’heure de la taxe carbone, des bonus, des parachutes dorés, à l’heure de crises économiques et de menaces environnementales remettant en cause tout un système mondial, Alaska forever retrace une journée banale mais décisive dans la vie d’un grand patron de l’industrie pétrolière, confronté à une catastrophe écologique sans précédent.

Dans une ambiance de reality show stellaire et déjanté, L’Homme en blanc, gourou du management et génie de la finance, nous confie son histoire, celle d’un homme en quête de lui-même, mû par le désir d’une impossible renaissance. Sous les feux des projecteurs, au centre d’un plateau télé, se construit un étrange cérémonial où les confessions se parent de paillettes et de strass. Angel Stellavision mène l’interrogatoire, personnage impudique et extraverti, double délirant de L’Homme en blanc et incarnation androgyne de sa conscience.

Entre culture Inuit et rêve chamanique, fantasmes et réalité, Alaska forever nous entraîne dans une descente hallucinante et hallucinée au cœur d’un univers décalé, miroir de nos grandes interrogations contemporaines.

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2009 Los Demonios:

Un père absent, un desaparecido, victime de la dictature argentine. Un enfant en manque d’amour, idéalisant la figure du père à travers les souvenirs maternels. Une mère qui continuellement se refuse, repliée dans le mutisme, accaparée par le passé.

Revenu, à la mort de sa mère, dans l’hôtel où il a grandi, Samuel réécrit peu à peu son roman des origines. Convoquant par le pouvoir de l’imaginaire et du souvenir les personnages qui ont marqué sa vie, il donne voix à l’enfant qu’il a été et au père qu’il n’a jamais connu. Comme si de la bouche ou plutôt de l’intérieur même de son corps, leur voix se relayaient pour raconter leur h(H)istoire.

Dramaturgie Plurielle:
La mise en scène devait permettre d’immerger le spectateur à l’intérieur des fantasmes et des rêves, du subconscient et de l’inconscient de Samuel – au sens où Freud déclare que les rêves font resurgir les désirs pour nous laisser au matin sur des interrogations.

Le principe scénique s’est rapidement imposé sous la forme d’un recours indispensable à une dramaturgie plurielle, intégrant les écritures numériques.

Vidéo, architecture sonore et scénario olfactif contribuent ainsi à démultiplier les vecteurs narratifs, explorant les univers intérieurs de Samuel. Sollicité à différents niveaux perceptifs, le spectateur entre alors en prise immédiate avec l’intimité du personnage.

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